2013

FAB(ULOUS?)LAB



FAB(ULOUS?)LAB is a personal research project into the world of Fablab, undertaken through meetings, interviews, photography, projects and visits to different Fablabs in Paris, Berlin and Switzerland.




David Colombini
ECAL 2013



Bachelor essay
Writing
Graphic design





Introduction


Automne 2012. Paris. J’entends pour la première fois le mot de Fablab, en écoutant un podcast de l’émission Place de la Toile (France Culture) consacrée à ce thème. Philippe Langlois, fondateur du premier fablab parisien, le « tmp/lab » était à l’antenne en compagnie de Nicolas Lassabe, ingénieur chercheur à ONERA et co-fondateur d’Artilect.

Selon Xavier de la Porte, qui anime l’émission, les Fablabs seraient « des lieux étranges, lieux tout à fait physiques, des lieux dans lesquels on peut entrer, visiter, des lieux où se tissent des rapports entre l’informatique, l’électronique, l’art et le bricolage. Des lieux où l’on bidouille des ordinateurs, où l’on imagine des dispositifs électroniques et numériques, où l’on construit des machines qui peuvent elles-mêmes construire des objets, bref des lieux où l’on invente dans une perspective de partage de connaissances et de compétences. Des lieux où l’on essaie de trouver des nouvelles manières de chercher mais aussi des nouvelles manières de produire. On peut considérer ses endroits comme des abris pour utopies concrètes, car derrière il y a quelque chose de politique au sens large du terme ».

Cette définition m’avait beaucoup intrigué à l’époque. Ayant un projet artistique relatif à une problématique urbaine et environnementale nécessitant des connaissances en électronique que je n’avais pas, j’ai dans ce contexte rencontré divers acteurs des Fablabs parisiens et j’ai notamment visité le Faclab de Gennevilliers au nord de Paris.

Octobre 2013. Berlin. Par la suite, je me suis rendu dans deux autres Fablabs à Berlin (Berlin’s Fablab et Open design City). Ces différents contacts, certes relativement brefs, m’ont en partie déçu. En effet, j’ai ressenti un écart entre les éléments théoriques entendus et lus et la réalité que j’y ai trouvée. À la place du côté alternatif, politique, et de partage que je pensais trouver, j’ai vu des lieux relativement communs avec le même type de machines et des projets qui ne sortaient que rarement de l’ordinaire. J’y ai plus observé une démonstration de nouveaux outils technologique qu’une créativité au service d’une idée collective pour le bien commun. Alors que je pensais découvrir des lieux dotés d’une identité locale forte et personnelle, j’ai vu des ateliers qui tous se ressemblaient.C’est cette déception qui motive la recherche qui fera l’objet de ce mémoire.

Mais peut-être suis-je mal tombé ? Peut-être existe il d’autres labs plus fidèles à la première définition qui m’avait attiré ? Est-ce une utopie d’imaginer qu’un fablab pourrait jouer le rôle de tremplin pour amener une nouvelle économie alternative et sociale ainsi que de résoudre certains problèmes urbains ?

Hiver 2013. Lausanne. Pour tenter de répondre à ces questions et interrogations, je décide de contacter Richard, un artiste verrier lausannois et acteur depuis plusieurs années dans le milieu des Fablabs. Il est notamment intervenant au Fablab de Nancy, spécialisé dans le travail du verre. Il me remet un livre qui traite des Fablabs de manière plus didactique. Ce livre, ainsi qu’une discussion avec Jérôme, le fondateur du Fablab de Neuchâtel me permettra de relativiser, nuancer ma déception et mettra en lumière les différentes typologies de Fablabs, leur histoire ainsi que leurs enjeux actuels et futurs.




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